La semaine dernière, j’ai eu la chance de suivre une retraite de méditation Vipassana et cette expérience m’a offert un cadeau inattendu.
Il y a des rêves que l’on suit.
D’autres que l’on remet à plus tard…
Des années durant, j’ai souhaité déménager, vivre ailleurs… sans jamais savoir où poser mes valises.
(enfin… pour être honnête, j’ai pensé à l’Inde de nombreuses fois 😉
J’ai pris conscience de toute l’énergie que je consacrais à chercher la bonne direction, à vouloir être résiliente, à tenir bon coûte que coûte. Je résistais. Comme on résiste à la douleur qui apparaît dans le corps dès les premières minutes d’assise.
Or, lorsque nous résistons, les tensions s’installent. On le sent très bien, le corps se contracte.
L’esprit s’agite.
Le souffle perd sa fluidité.
Et la boucle se perpétue.
Pendant dix jours de silence, je n’avais qu’une seule tâche : observer.
Observer le corps.
Observer le souffle.
Observer l’esprit.
Sans réagir.
Sans fuir.
Sans chercher à contrôler car j’empirai la situation. (on nous le répète tellement de fois : pas d’attachement)
La routine.
Le silence.
La méditation.
Chaque expérience Vipassana est intimement liée à notre histoire personnelle.
Il y aurait donc peu d’intérêt à vous raconter la mienne.
Mais du point de vue de ma pratique en Āyurveda, un point me semble intéressant.
J’ai senti, peu à peu, mon agni transformer ce qui devait l’être. Physiquement mais mentalement aussi…
Digérer l’expérience du moment et celles du passé.
Apprendre à faire confiance au corps.
S’en remettre au processus et à la sagesse de ceux qui ont parcouru ce chemin avant nous.
Et parfois, même pouvoir goûter à cet état si précieux : l’équanimité 😉
Alors quelque chose s’apaise.
Prāṇa circule plus librement, Ojas nous soutient. Le vivant sait, la vie retrouve son mouvement naturel.
Nous n’avons pas toujours besoin de connaître la destination.
Parfois, le premier pas consiste simplement à cesser de retenir ce qui cherche à changer.
Anicca.
Tout passe.
